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Guy Libourel (CRPG Nancy)

A la recherche des premiers planétésimaux du système solaire.

Jeudi 9 Décembre 2010 16h

Constituants les plus abondants des météorites primitives, les chondres représentent à ce titre des témoins privilégiés de l’histoire primordiale de notre système solaire : la période du disque protoplanétaire. Malgré leur apparente simplicité, les chondres étant des billes millimétriques silicatées ignées, leur mode de formation demeure toujours énigmatique. Les modèles s’accordent toutefois pour envisager leur formation à partir de solides finement divisés issus pour l’essentiel de condensats nébulaires qui auraient été fondus par l’énergie apportée dans le disque par des ondes de choc, puis qui auraient cristallisé suite à la nécessaire dissipation de chaleur dans le milieu protoplanétaire ; les rares grains reliques observables dans certains chondres résultant de l’incorporation de morceaux de chondres ou d’inclusions réfractaires.
Nos résultats récents reviennent toutefois sur ces modèles conventionnels et proposent que les chondres les plus abondants, de type porphyriques magnésiens, correspondent à des objets plus complexes, constitués d’un composant lithique de nature dunitique (olivine ± métal), vraisemblablement hérité de corps astéroïdaux différenciés primitifs, et d’un composant igné en équilibre avec le gaz nébulaire (verre + pyroxène ± silice). A la façon des xénolithes mantelliques piégés dans les basaltes qui nous renseignent sur le manteau terrestre, je montrerai comment, grâce à l’étude la composition isotopique de l’oxygène des olivines des chondres, il est possible de confirmer l’existence et de décrire la nature de ces premiers corps différenciés maintenant disparus.