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Stéphanie Pitre

Du nucléaire au médical et vice versa

Jeudi 4 décembre 2008, à 16h00

La cancérologie est un domaine de la médecine où, plus qu’ailleurs, l’efficacité thérapeutique est étroitement liée aux avancées d’une recherche fondamentale et pluri-disciplinaire car couvrant un large champ d’investigation. C’est particulièrement important pour le développement de nouvelles techniques de détection isotopique issues de la physique nucléaire comme les gamma-caméras et plus récemment les tomographes à émission de position (caméras TEP) employés couramment dans les services de médecine nucléaire pour le diagnostic et le dépistage du cancer. La radio-détection joue également un rôle important dans la prise en charge thérapeutique pour délimiter précisément la tumeur en vue d’un traitement chirurgical. On parle alors d’assistance chirurgicale par radioguidage où le chirurgien est guidé vers les lésions préalablement radio-marquées grâce à une sonde agissant comme un compteur de radioactivité. Cette pratique courante pour le traitement de quelques pathologies cancéreuses pourrait largement s’étendre avec l’introduction de gamma-caméras miniaturisées qui renforceraient l’efficacité du traitement chirurgical du cancer en accédant à la distribution spatiale de la radioactivité dans la plaie opératoire. C’est dans ce contexte que la caméra POCI a été développée fin des années 90 initialement à l’IPN d’Orsay puis à l’IMNC.

Après avoir introduit une vue d’ensemble des activités menées à l’IN2P3 autour des interfaces biomédicales structurés dans le cadre du GDR MI2B, je présenterai les travaux que j’ai mené sur le développement de la caméra POCI grand champ et son évaluation clinique sur des patientes présentant un cancer du sein. Cette étude clinique menée à l’Hôpital Tenon en collaboration avec l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris entre janvier 2006 et février 2008 représentent aujourd’hui la plus importante étude et la plus complète d’un point de vue méthodologique pour évaluer l’intérêt d’un système d’imagerie miniaturisé. Les résultats obtenus sur les 162 patientes traitées et dont l’analyse biostatistique vient d’être terminée seront présentés. Enfin j’aborderai le nouveau programme de recherche mené dans le cadre d’une équipe interdisciplinaire nouvellement constituée au sein du laboratoire avec Isabelle Deloncle, Jurgen Kiener et Line Souris.