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Talents de P2IO : Diana Bachiller Perea, prix 2016 de la thèse P2IO catégorie Technologie, Energie, Santé

Diana s’est vue remettre ce prix pour ses travaux, conduits avec l’Université Autonome de Madrid et le CSNSM, sur les endommagements induits par irradiation par des ions de haute énergie dans deux matériaux importants pour le nucléaire, la silice amorphe et l’oxyde de magnésium.

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Diana Bachiller Perea a la pêche. Et sa pêche est communicative comme ont pu le constater les participants à la journée 2016 du LABEX P2IO organisée le 17 novembre sur le site CEA de l’Orme des Merisiers. A cette occasion Diana s’est vue remettre par Philippe Busson et Pierre-Olivier Lagage, Directeur et co-Directeur du Labex, le prix de la thèse P2IO dans la catégorie Technologie, Energie, Santé. Ce prix, premier du nom, récompense la meilleure thèse soutenue en 2016 dans l’un de ces domaines. Profitons-en pour rappeler qu’au sein de P2IO il existe à côté des 4 grands thèmes scientifiques de la physique des deux infinis et des origines, 3 thèmes technologiques et 2 transverses, l’énergie nucléaire et la santé.

Diana a donc présenté, dans un français parfait, ses travaux sur les endommagements induits par irradiation par des ions de haute énergie dans deux matériaux pour le nucléaire, la silice amorphe (a-SiO2) et l’oxyde de magnésium (MgO). Au cours de sa thèse, Diana a développé une technique d’ionoluminescence, une variante peu connue d’Ion Beam Induced Luminescence ou IBA. L’ionoluminescence de trois types différents de silice (avec des différentes teneurs en OH) a été utilisée pour décrire la création et l’évolution des défauts ponctuels sous irradiation. Dans le cas de MgO, l’endommagement produit par irradiation avec des ions Au ? à 1.2 MeV a été caractérisé en utilisant la technique de spectrométrie de rétrodiffusion Rutherford en configuration de canalisation et la diffraction des rayons X, puis par ionoluminescence. Diana a ainsi contribué à une meilleure connaissance de ces deux matériaux intéressant les projets de réacteurs à fission de quatrième génération ou de fusion type ITER.

Mais qu’est-ce qui a amené Diana, une pure madrilène, jusqu’à nous ? Après un premier contact avec notre environnement lors d’un stage de Master auprès de l’installation Jannus du CEA Saclay, elle a poursuivi en thèse à l’Université Autonome de Madrid en co-tutelle avec le CSNSM, membre du Labex P2IO. Pendant cette période elle a pu séjourner sur Paris-Saclay grâce à une bourse Excellence Eiffel. La région lui plaisant elle a choisi de s’y installer dès la fin de sa thèse en rejoignant la société Accelerator and Cryogenic Systems (ACS) basée à Orsay et partenaire connu des spécialistes des accélérateurs et technologies associées de P2IO. Voilà donc un parcours original au sein de la communauté de physique du plateau et de la vallée, commencé par une thèse orientée vers les matériaux pour le nucléaire et poursuivie dans une PME innovante pour les accélérateurs. Diana vit actuellement à Paris, dont elle apprécie l’animation et la vie culturelle. Elle fait les trajets vers Orsay en RER B, qu’elle trouve pratique et ne critique pas, quel fair play ! Pour rester dans la note sportive, bien que pure madrilène le football n’est pas sa tasse de thé. Son truc à elle c’est le Padel, un sport de raquette (à ne pas confondre avec le Paddle). Très connu en Espagne et en Argentine ce sport est en revanche confidentiel chez nous. Diana, il est peut-être encore temps de demander à l’Etablissement Public d’Aménagement Paris-Saclay de prévoir un terrain de Padel à côté de ceux déjà nombreux dévolus au tennis ?

Texte de Jean-Christophe TRAMA, pour P2IO.

Légende photo : Diana Bachiller Perea, lors de la remise de son prix (Crédit photo : Sylvaine Pieyre, LLR)

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