CNRS Université Paris-Sud 11



Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS

CSNSM - UMR8609
Bâtiments 104 et 108
91405 Orsay Campus

+33 1 69 15 52 13
104 +33 1 69 15 50 08
108 +33 1 69 15 52 68
Mentions légales

Accueil > Séminaires > Séminaires passés > Séminaires de 2009 > Un an d’observations du ciel gamma avec le satellite Fermi

Jean Ballet

Un an d’observations du ciel gamma avec le satellite Fermi

Lundi 28 Septembre 2009, à 16h

Le satellite Fermi de la NASA (ex-GLAST) a été lancé le 11 juin 2008 et les opérations scientifiques ont commencé le 11 août. Son instrument principal, le LAT, couvre la gamme 30 MeV - 300 GeV. Il est composé d’un détecteur de traces qui mesure la direction d’arrivée des photons et d’un calorimètre qui mesure leur énergie. La réjection des particules chargées est effectuée par le dispositif d’anti coïncidence ainsi que l’analyse des traces. Grâce à son très grand champ de vue, sa grande surface efficace et sa meilleure résolution spatiale, Fermi réalise un saut qualitatif par rapport à son prédécesseur EGRET lancé 17 ans plus tôt. Il balaye le ciel en permanence, ce qui permet à la fois d’effectuer un relevé complet et de surveiller l’activité des sources variables du ciel. Un détecteur de sursauts gamma lui est associé.

Je présenterai l’instrument et son fonctionnement en vol. Son comportement est assez proche de ce qui était prédit par la simulation, appuyée sur des étalonnages partiels. Je rappellerai ses potentialités pour la matière noire et présenterai les mesures du spectre des électrons cosmiques jusqu’au TeV. Le LAT détecte environ un sursaut gamma par mois, et je décrirai les résultats les plus marquants de leur étude.

Je détaillerai comment on peut extraire les sources individuelles de l’émission diffuse, en s’appuyant sur la bonne résolution spatiale au-delà du GeV. Le premier échantillon Fermi de sources brillantes (sur 3 mois de données) contient 205 sources dont on peut étudier le spectre et la variabilité, et le premier catalogue de sources (sur 11 mois de données) est en préparation.
La détection directe de la période des pulsars en gamma est maintenant possible et j’expliquerai cette technique d’analyse originale, qui permet d’accéder à la population des pulsars dont nous n’avons pas la chance d’intercepter le faisceau radio.

Enfin, je présenterai les observations des restes de supernovae en tant que sources de rayons cosmiques au GeV. Fermi voit principalement des restes assez anciens dans lesquels les rayons cosmiques accumulés pendant des miliers d’années illuminent un nuage moléculaire voisin.

J’aborderai plus brièvement les résultats sur les noyaux actifs de galaxies, les pulsars et leurs nébuleuses, les sources binaires et l’émission diffuse proprement dite, qui seront développés par I. Grenier au CSNSM le 19 novembre.